08.11.2008
Face à la crise
Battons- nous pour nous, et pour les autres aussi
Depuis quelques temps, de nombreux éléments nous incitent à dynamiser notre Association Elégance. Pour ma part, j’en retiendrai deux : la crise financière, et deux de ses corollaires : la difficulté à obtenir des crédits, et le surendettement.
Difficile de voir la vie en rose
Le chef de l’Etat français vole de « sommets » en « sommets ». Pourquoi ? Pour sortir la France et l’Europe de la récession économique. C’est dire que la crise financière est une réalité en France. Des entreprises peinent. La Camif, par exemple, licencie, ou encore la Redoute se sépare de 672 salariés. De nombreuses familles, même en travaillant, suent pour joindre les deux bouts. Les cas sociaux se multiplient, le nombre des sans-emplois augmente. Bref, la déprime s’installe. Et en pareil cas, les personnes immigrées paient le plus lourd tribut. Non seulement elles sont supposées faiblement qualifiés, mais encore elles souffrent de phénomènes de discrimination.
Les banques rechignent à octroyer des crédits
Vivre dans une société de consommation suppose bénéficier de crédits bancaires. Or depuis quelques temps, les banques accordent péniblement découverts ou prêts. Avec quelles conséquences pour les particuliers ? Pouvoir d’achat en berne et des difficultés en tout genre : loyers impayés, harcèlement d’huissiers sont souvent lâchés. C’est un des effets majeurs de la crise. A ce propos, les pouvoirs politiques ont ordonné aux banques de faciliter le crédit, mais uniquement aux PME. Visiblement le consommateur lambda -comme vous et moi-, n’intéresse pas encore les décideurs. Une des raisons avancées pour expliquer la complexité de l’accord de prêts : les institutions financières, elles-mêmes, ont du mal à trouver leur crédit. A y voir de prés, la vérité s’inscrit ailleurs.
On n’est plus en mesure d’honorer ses engagements
La véritable raison est le surendettement des ménages. Il faut savoir qu’en France, la moitié des familles ont un emprunt en cours. Cette dette est contractée soit pour acquérir un logement soit pour s’équiper soit simplement pour un financer un voyage. Mais les accidents de la vie (chômage, maladie) font que de nombreux emprunteurs n’arrivent plus à faire face à leurs obligations. On parle alors de surendettement. Divorce, difficultés psychologiques, exclusion sociale en sont les principales implications. Les minorités, dans le cadre du surendettement, sont les plus pénalisés. Car aucune alternative ne s’offre à elles, d’autant plus qu’elles n’ont ni famille de soutien, ni capital, ni bien à gager.
Le rôle indispensable de l’Association Elégance
Evidemment, on ne sortira pas indemne de cette conjoncture, à l’instar de nombreux Français. Donc, quelles options pour atténuer ses effets ? Depuis toujours, le rôle de l’Association Elégance est d’aider ses membres en tout moment. Ses statuts le mentionnent clairement. Elle s’intéresse de prés au vécu des sœurs-camarades afin de répondre au mieux à leurs préoccupations. Récemment, dans une parfaite discrétion nous avons soutenu moralement et matériellement une adhérente en souffrance. Enfin, l’Association a été très active dans l’organisation concrète de nombreux événements (mariage, anniversaire, etc..)
Dès lors, il est logique pour l’Association Elégance de se motiver d’avantage afin de donner plus de forces à ses membres qui en manquent, surtout en ces heures de morosité.
Hadja Salimatou Aribot
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